Compte rendu de Rencontre

Compte rendu de la Rencontre muséo PACA du 8 juin 2021 – « Art contemporain et projets de territoire »

[ Illustration : Roberto Matta, L’étang de No, 1958, Paris, Centre Pompidou, (C) Centre Pompidou, MNAM-CCI, Dist. RMN-Grand Palais / image Centre Pompidou, MNAM-CCI ]

Dehail, Judith

Après une introduction générale du cycle de rencontre « Le territoire au prisme des musées, des arts et des patrimoines » par Cindy Lebat, Judith Dehail présente la première rencontre intitulée « Art contemporain et projets de territoire ».

Elle rappelle la question qui sert de fil rouge à ce cycle de conférences : comment une réflexion à partir du territoire peut nous amener à penser différemment l’art, les patrimoines et par là aussi le travail des musées et leurs liens avec les publics ? Cette première séance sera consacrée aux interactions entre expositions d’art contemporain et leur territoire d’implantation. On entend par territoire d’implantation les éléments physiques concrets qui composent un territoire (par exemple les paysages urbains ou les paysages naturels) mais bien sûr aussi les habitants et habitantes et/ou les utilisateurs et utilisatrices de ces territoires.

Les trois intervenantes de la rencontre auront pour rôle d’apporter chacune un regard spécifique, depuis leurs riches expériences respectives sur cette thématique, avec comme trame de fond les questions suivantes : En quoi est-il pertinent que les spécificités d’un territoire influencent le développement d’une exposition d’art contemporain ? En quoi l’exposition et la médiation de l’art contemporain peuvent-elles être des vecteurs dans le tissage de liens avec et entre les habitant·es d’un territoire ? Risquent-ils parfois, au contraire, de mettre ces liens en péril et, si oui, dans quels cas ?

Pour une pratique éthique de la médiation culturelle. Les archives invisibles comme écologie des savoirs : intervention de Joana Monbaron

La rencontre commence avec l’intervention de Joana Monbaron, historienne de l’art, qui a notamment supervisé la recherche de terrain ayant précédé la programmation artistique de la 13e édition de la Biennale européenne de création contemporaine Manifesta, qui avait lieu à Marseille. C’est cette recherche qui a été le socle du programme d’éducation et de médiation de Manifesta 13 à Marseille en 2019-2020, qui était baptisé « Le Tiers Programme » et était pensé comme un projet ancré sur le territoire Marseillais.

Joana Monbaron, commence par contextualiser ce qu’est Manifesta. Manifesta est une biennale itinérante, c’est-à-dire qu’elle se déplace de ville en ville tous les deux ans. Elle existe depuis les années 1990, et a beaucoup évolué depuis, notamment parce qu’elle a pris en compte des critiques qui lui étaient adressées et en particulier celle concernant son approche « coloniale » des villes qui l’accueillaient. Ainsi, pour Manifesta 12 à Palerme, au lieu d’inviter directement des curateurs à venir développer un projet, il a été décidé que la programmation artistique serait développée dans un second temps, puisqu’elle viendrait s’élaborer à partir d’une étude urbaine (réalisée par des urbanistes et des architectes) réalisée en amont. Cette approche ayant bien fonctionné à Palerme, il a été décidé de la reproduire pour l’édition suivante à Marseille.

Pour Joana, cette expérience était particulièrement intéressante car elle se démarquait de ses expériences précédentes dans les services de médiation culturelle et services des publics de nombreux festivals et musées d’art contemporain. Sa mission consistait là à mener une recherche de terrain de six mois, visant à tenter de comprendre le contexte dans lequel Manifesta se placerait à Marseille, et de déterminer des thématiques que pourraient investir les curateurs et artistes invités pour la biennale.

Dans sa présentation, Joana Monbaron souhaitait revenir plus précisément sur les raisons pour lesquelles le programme de médiation de la biennale, sur lequel travaillait l’équipe de médiation/éducation de Manifesta 13, s’est peu à peu démarqué du programme principal, le programme curatorial. Alors même que l’équipe de médiation de Manifesta (dont Joana assurait la coordination) prenait en charge la médiation du programme principal de la biennale, elle a également développé un programme parallèle, et relativement indépendant. Pour expliquer les raisons du développement de ce programme, Joana Monbaron introduit la notion d’éthique.

L’équipe de médiation de Manifesta 13 s’est rapidement aperçue d’un décalage existant entre les manières de penser la création de lien avec le territoire par les curateurs, qui se placent dans le domaine de la représentation et de l’exposition comme format final, et par les médiateurices, qui placent la question des publics au centre de leur travail. La sociologie de l’art – les écrits de Pierre Bourdieu ou d’autres plus récents comme le livre L’art impossible de Geoffroy de Lagasnerie – ont mis au jour la question d’une forme d’hypocrisie de la démocratisation de l’art, que l’équipe de médiation de Manifesta, en tant qu’acteurices de la médiation constatait à leur tour. Cette démocratisation de l’art apparaît comme impossible parce que de manière inhérente à la production artistique dans les musées, il y a la reproduction sociale et la création d’une distinction. La médiation culturelle, est souvent condamnée à intervenir après la programmation artistique, qui est, elle, pensée dans un premier temps. Il s’agit alors de tenter de réconcilier un monde artistique avec ses codes et des groupes de visiteurs et visiteuses qui n’auraient pas les codes et auxquels il faudrait les transmettre.

La question se posait alors de la possibilité de retourner cet ordre des choses. Comment partir de savoirs existants, de pratiques socio-culturelles existantes sur le territoire marseillais pour créer une dynamique dans laquelle les visiteurs et visiteuses seraient partie prenante de l’exposition.

Joana Monbaron nous montre une vidéo du hongrois László Moholy-Nagy intitulée « Impressionen vom altern Marseiller Hafen » (1929) dans laquelle l’artiste découpe avec des ciseaux un bout de la carte du centre-ville de Marseille (une vision surplombante de la ville) pour y ôter le quartier du vieux port et laisser apparaître dans le trou ainsi créé, l’activité humaine qui s’y déroule. Joana voit dans cette vidéo une métaphore des confrontations de conceptions et de perceptions divergentes de la ville. Celle que l’équipe de médiation souhaitait développer d’un côté, au plus proche des habitants, de l’autre une posture surplombante et tendant à s’accaparer la culture des autres, sans se laisser affecter par elle (que les curateurs avaient tendance à défendre).

Au fil de ses recherches sur les pratiques sociales et socio-culturelles à Marseille, Joana a découvert l’existence de pratiques de recherche de terrain dénommées recherche-action, qui visaient à remettre en perspective de façon critique la posture du chercheur dans les recherches de terrain. Par la rencontre avec l’artiste Martine Derain, elle s’est intéressée à une recherche action menée de 2004 à 2010 sur la rue de la République à Marseille. Cette recherche portait sur le processus de renouvellement urbain imposé par Marseille Euro-Méditerranée à certains des habitants de cette rue, qui devaient évacuer leurs logements.

Cette idée de recherche en action, au cours de laquelle le chercheur prend part au processus de transformation sociale et pose la question de sa neutralité, de son objectivité, apparaissait comme particulièrement fructueuse à Joana, car elle permettait de soulever des questions qui pouvaient être selon elle appliquées au monde culturel : qui produit des savoirs ? Qui a la légitimité de les produire ?

A partir de ce moment-là, Joana s’est intéressé à de nombreuses pratiques existantes à Marseille, par exemple l’utilisation de la marche par différentes associations, notamment les Excursionnistes marseillais, association fondée en 1897. Il y a selon elle toute une histoire de la marche à Marseille qui amène à des initiatives plus récentes telles que le Bureau des Guides ou Hôtel du Nord. Ce projet avait été initié par Christine Breton, conservatrice honoraire du patrimoine, mandatée en 1995 par la ville de Marseille pour une mission explorant la question du patrimoine intégré, soulevant la question de qui constitue le patrimoine aujourd’hui.

Hôtel du Nord est ainsi devenu un point de départ pour questionner, au sein du programme élaboré par l’équipe de médiation de Manifesta, la façon dont il est possible de rendre un patrimoine inclusif, et d’inclure la notion de diversité dans le patrimoine.

La lecture d’autres ouvrages encore comme M.A.R.S, Histoires et légendes du hip hop marseillais (Wild Project, 2013) de Julien Valnet, et la rencontre de nombreux acteurs d’associations locales ont amené Joana à approfondir ses questionnements autour de « avec qui travailler, à qui s’adresser » lorsqu’on œuvre pour une biennale d’art contemporain invitée par une ville pour des raisons parfois détachées du contenu et qui relèvent plutôt de la forme (comme l’attractivité territoriale).

Grâce à cette forme d’écologie des savoirs marseillais que Joana avait pu réaliser, et les rencontres qui en ont découlé, l’idée a émergé d’ouvrir un espace institué, intitulé le Tiers QG, situé à Belsunce, rue Bernard Dubois. Dans ce lieu, l’équipe de Médiation de Manifesta 13 a co-produit, avec huit structures marseillaises, une série d’expositions qui permettaient de revenir sur ces histoires citoyennes, à partir de leurs archives, mais toujours en proposant un regard artistique, une intervention artistique. Un ou une artiste était ainsi choisi·e, dans le cadre de chacune des expositions, en discussion avec la structure partenaire. La proposition devait sortir du cadre de traditionnel de l’exposition pour mettre en mouvement des espaces de réflexion partagés.

Joana Monbaron conclut sa présentation en évoquant les références théoriques qui sous-tendent également le travail mené au Tiers QG et notamment la question de la conception des publics depuis les institutions. Elle cite la terminologie employée par Éric Chauvier dans son ouvrage L’anthropologie de l’ordinaire (Anacharsis, 2011), qui parle du « processus de désinterlocution » pour qualifier la négation des observés en tant qu’interlocuteurs dans la recherche anthropologique occidentale ou encore les travaux de Boaventura De Sousa Santos et notamment son Epistémologie du Sud. Mouvements citoyens et polémique sur la science (Desclée de Brouwer, 2016) qui aborde la question de l’écologie des savoirs, ou comment les hiérarchies des savoirs, souvent naturalisées, peuvent être déconstruites. Joana articule ces réflexions à son questionnement vis-à-vis de la médiation culturelle : si la médiation n’est qu’un « après coup » d’expositions préexistantes, il est très difficile de mener un travail de fond avec les publics car ils ne se sentent pas forcément concernés. Comment pratiquer la médiation de façon éthique ? Peut-être en tentant de garder en tête ces questions de la hiérarchisation des savoirs et en se rappelant que ce qui nous semble ne pas exister est en réalité produit comme non existant. C’est ainsi cette forme d’attention particulière qui a guidé le travail autour des Archives invisibles, qui nous montre qu’il y a de très nombreux savoirs faire à Marseille, qui existent bel et bien, malgré le fait qu’ils n’étaient pas rendus visibles dans la rhétorique de la municipalité de l’époque.

L’art contemporain en Provence Verte : intervention de Lydie Marchi

Historienne d’art, Lydie Marchi a débuté à la Fondation Maeght alors sous la direction de Jean-Louis Prat. De cette expérience fondamentale, elle a conservé l’exigence. Se définissant comme commissaire d’exposition et acteur social, Lydie Marchi entend imaginer des projets répondant à la fois à des notions de poétique et / ou permettant de penser autrement le réel. Elle dirige depuis 2019 le centre d’art contemporain de Châteauvert et le centre d’art de Sainte-Anastasie-sur-Issole. Elle est également présidente du réseau d’art contemporain varois RAVE. Auparavant, Lydie Marchi a co-fondé PAREIDOLIE, salon international du dessin contemporain, et a été co-présidente du réseau Marseille Expos – devenue PAC.

Lydie Marchi commence par exposer le territoire dans lequel s’inscrivent le centre d’art contemporain de Châteauvert et le centre d’art de Sainte-Anastasie-sur-Issole. La Provence Verte est une communauté d’agglomération composée de 28 communes, dans le Haut Var (environ 50000 habitants). Cette agglomération a donc des compétences que n’ont pas forcément des communes de petite taille, et qu’elle peut mettre à leur service. L’agglomération a notamment souhaité s’emparer de la compétence « Culture » et plus particulièrement de l’art contemporain.

Lydie Marchi est ainsi responsable des centres d’art de la Provence Verte mais également de la programmation art contemporain à l’échelle des 28 communes.

Châteauvert est une petite commune de 145 habitants au sein de laquelle le centre d’art est un des seuls lieux de service public avec la Mairie. Il a été inauguré en 2014, même si la dynamique autour de l’art contemporain est en réalité bien plus ancienne, initiée par un ancien Maire artiste. Ce centre de 750 mètres carré se compose d’une salle d’exposition, d’une micro librairie, d’un atelier pour les médiations et les conférences et d’un fond de documentation appartenant au réseau des médiathèques. Il accueille deux expositions par an, mais aussi le festival « Bienvenue au jardin » ainsi qu’entre deux et cinq artistes en résidence par an.

Le centre d’art de Sainte-Anastasie-sur-Issole est quant à lui situé dans une ancienne cave coopérative et se compose de deux salles d’exposition pour une surface d’environ 400 mètres carrés. Il accueille deux expositions par an.

Le musée des Gueules Rouges est lui aussi situé dans une ancienne cave coopérative et comporte une salle d’exposition temporaire de 60 m2 environ, accueillant une exposition d’art contemporain par an.

Le musée des Comtes de Provence, prend davantage la forme d’un cabinet de curiosités. Il est labellisé Musée de France. Il sera rénové dans les années à venir et contient une très riche collection.

Avant l’arrivée de Lydie, il n’y avait jamais eu de programmation d’art contemporain mise en place par des spécialistes et le cadre restait donc un peu flou. Elle a donc fait le choix d’être très pédagogue à son arrivée et de proposer des axes de travail clairs qui plaçaient l’art contemporain en interaction avec le territoire.

Lydie Marchi présente ensuite des exemples de programmation : Nicolas Boulard, accueilli en résidence en automne 2020 pour une exposition au premier semestre 2022 au Centre d’art de Châteauvert. C’est un artiste qui entretient un lien fort à la ruralité. Il s’intéresse au monde viticole, aux producteurs locaux, et travaille sur les savoirs faire locaux. Dans le cadre de sa résidence, il a travaillé sur les producteurs d’huile d’olive (travail qui a notamment abouti à l’ouvrage Huile d’olive, Épopée d’une collection. Une de ses pièces est exposée en ce moment au MuCEM) et sur le travail des boulangers (voir notamment son œuvre « Tartine II », 2020).

Ou encore Léna Durr (résidence en été 2021/exposition au second semestre 2022) qui a postulé au programme de résidences du centre d’art en proposant une analyse sociologique du territoire au travers de la réalisation de portraits photographiques de personnes vivant dans des habitats alternatifs en Provence Verte. La pertinence de ce projet par rapport au territoire de la Provence Verte a amené le comité à proposer à l’artiste une résidence de longue durée (il éclaire la multitude de modes de vie différents que l’on trouve sur le territoire).

Lydie Marchi évoque également d’autres projets qui témoignent de l’intérêt porté au tissage de liens entre art contemporain et territoire comme un projet de commissariat collégial de lycéens du Lycée Raynouard à Brignoles, réalisé en collaboration avec le FRAC PACA pour une exposition intitulée « La maison tout en art » au centre d’art de Sainte-Anastasie à l’automne 2021. Ou encore la signature de conventions triennales avec le secteur de la Santé Mentale. L’objectif étant de former les médiateurs de la région en art thérapie afin d’améliorer l’accueil des publics dits empêchés. Ou enfin d’un projet de réaménagement du jardin de sculptures de Châteauvert réalisé en discussion collégiale avec les habitants.

Lydie Marchi conclut que, selon elle, un territoire doit nécessairement impacter un projet d’art contemporain si le projet veut éviter d’être hors sol.

Intervention de Céline Ghisleri

Céline Ghisleri est la dernière intervenante de cette rencontre. Elle est historienne de l’art et directrice de l’association Voyons Voir | Art contemporain et territoire.

L’association Voyons voir n’a pas de lieu dédié, son champ d’activité s’étend à toute la région PACA, avec une concentration particulière sur les Bouches-du-Rhône. A l’arrivée de Céline à la tête de l’association, l’approche philosophique des résidences s’est un peu élargie. Elles restent axées sur le patrimoine et notamment le patrimoine naturel et paysager (voir par exemple les œuvres de Nathalie Hugues montrées à Salins de Giraud directement dans le paysage – Route 6 p-a-c 2021) mais aussi le patrimoine d’entreprises labellisées Patrimoine Vivant (par exemple une résidence d’Etienne Rey à l’abbaye de Sylvacane en 2019 ; ou encore la résidence de Victoire Barbot à l’EPV Les Olivades à Saint Étienne du Grès, en 2021). L’association réalise également une résidence émergence et curatoriale, en collaboration avec les trois écoles d’art d’Aix, Marseille et Toulon à la Ferme du Défend à Rousset. La ferme accueille chaque année depuis cinq ans trois jeunes diplômé·es de ces écoles d’art qui sont accompagné·es dans leurs recherches et leur processus de travail par un·e curateurice.  

Parallèlement à ces résidences, l’association organise des évènements « satellites », comme le Festival Watergame à Aix-en-Provence (collaboration avec l’école d’art d’Aix). Des jeunes diplômés ou encore étudiant·es sont accompagné·es par un·e artiste invité·e ou un·e enseignant·e et sont invité·es à proposer un festival de performance et d’œuvres à activer sous forme de performance pendant deux jours.

L’association a de nombreux partenaires privilégiés comme le chantier naval Denis Borg, les écoles d’art d’Aix, Marseille et Toulon, le FRAC PACA, ART-O-RAMA, la biennale Chroniques, le Centre d’arts plastiques Fernand Léger de Port de Bouc, le réseau PAC, ou encore Buropolis – Yes We Camp.

Voyons Voir réalise un travail important sur un vaste territoire mais Céline rappelle qu’elles ne sont que deux employées au sein de la structure (elle, directrice, en charge du développement de l’association et Aude Halbert, chargée de projets, et qui accompagne les artistes dans l’élaboration de leur travail). Pour la mise en place de résidence, elles travaillent avec la démarche suivante : elles identifient un·e artiste avec le/laquelle elles souhaitent travailler, puis elles lui proposent d’intégrer une résidence dans une entreprise détentrice du label EPV (Entreprise du Patrimoine Vivant). Cette entreprise accueille l’artiste pendant un mois et demi mais ne participe pas financièrement à la résidence (afin d’éviter un rapport mécène/artiste et encourager plutôt une collaboration ou un partage entre les salariés, le chef d’entreprise, l’artiste et sur un échange de savoirs faire et suivant un principe de transmission). Ces résidences sont permises grâce à un dispositif du ministère de la culture : le dispositif « Art et mondes du travail » qui finance chaque année un à trois dossiers (rémunération des artistes, de la résidence, d’un auteur critique pour écrire un texte qui accompagnera le travail de l’artiste, un photographe professionnel, etc.).

L’association s’est donné comme enjeu principal le travail avec le territoire. Autrement dit, il s’agit d’amener un regard extérieur pour susciter une réflexion chez les habitants sur leur cadre de vie, et les sensibiliser aux richesses de leur territoire qu’ils ignorent parfois, ainsi qu’aux combats des EPV pour sauvegarder des patrimoines vivants et des savoirs faire menacés de disparition. L’association mène des actions de médiation auprès de publics peu sensibilisés à l’art contemporain ou qui s’en sentent éloignés, en se fondant notamment sur la présentation des productions des artistes par le prisme du travail que cela représente.

Après une question posée à l’ensemble des intervenantes sur la possibilité de mesurer les éventuelles traces qui restent à la suite de ces projets sur les territoires concernés, la rencontre se conclut.

Le cycle est organisé grâce au soutien financier de la DRAC de la Région Provence-Alpes-Côtes d’Azur et en partenariat avec l’Université d’Aix-Marseille, et l’association Med Arts.

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