Compte rendu de Rencontre

La fatigue muséale: le musée peut-il être confortable? morceaux choisis de l’intervention de Cindy Lebat.

Lebat, Cindy

[Image : Sophie Taeurb, Tête dada, Centre National d’Art et de Culture George Pompidou ]

Le 28 novembre a eu lieu la table ronde des Rencontres muséo sur le thème : fatigue muséale : le musée peut-il être confortable ? Un espace accessible et inclusif, telle est l’ambition du musée du 21ème siècle. Ce musée devrait être un lieu dans lequel chacun se sent accueilli, et peut évoluer de façon confortable. Oui mais : la réalité des conditions de visite malmène cet idéal, pris dans des contraintes muséographiques et idéologiques qui le dépassent. Nous aborderons cette thématique à partir de l’analyse d’éléments très concrets de la muséographie (par exemple, les cartels), en les confrontant aux usages des publics dans toutes leurs diversités, notamment en situation de handicap. Voici quelques extraits de l’intervention de Cindy LEBAT, doctorante en muséologie à l’Université Paris 3-Sorbonne Nouvelle.

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« C’est à partir de la situation de handicap que je vais pointer quelques éléments relevant du confort de visite et, par extension, de la fatigue muséale; les solutions que l’on peut trouver pour un public avec des besoins très spécifiques profitent en fait à tous les visiteurs ».

« Avant même d’arriver dans un musée, l’individu en situation de handicap doit franchir des obstacles: de la recherche d’informations au trajet pour se rendre dans le lieu , l’arrivée dans le musée, l’orientation, les déplacements, etc. Il arrive donc d’emblée dans un état de fatigue: comment favoriser l’entrée dans le musée dans un état de « tranquillité corporelle »* L’accueil apparaît comme une étape primordiale ».

  • Expression empruntée à Marcus Weisen lors de sa présentation sur l’influence du lieu sur l’expérience de visite le 31 octobre 2017.
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« La luminosité et l’éclairage constituent un enjeu d’ergonomie sensorielle: ils conditionnent le confort visuel. Il ne s’agit pas uniquement de l’intensité de la lumière, mais aussi de sa qualité, et de son orientation. Elle doit permettre d’éviter les éblouissements, réfléchissements, brillances, etc. »

« Nous avons tous déjà fait l’expérience d’un insupportable brouhaha pendant une visite d’exposition dans des lieux très fréquentés. Si pour une personne entendante un niveau sonore élevé est désagréable, pour une personne malentendante il peut devenir insupportable. Cela souligne la nécessité d’une acoustique adaptée à la fréquentation du lieu et aux dispositifs prévus ».

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