Compte rendu de Rencontre

La fatigue muséale : le musée peut-il être confortable ? Morceaux choisis de l’intervention de Tactile Studio

Andréa Boisadan, Philippe Moreau

Le 28 novembre a eu lieu la table ronde des Rencontres muséo sur le thème : Fatigue muséale : le musée peut-il être confortable ?. Un espace accessible et inclusif, telle est l’ambition du musée du 21ème siècle. Ce musée devrait être un lieu dans lequel chacun se sent accueilli, et peut évoluer de façon confortable. Oui mais : la réalité des conditions de visite malmène cet idéal, pris dans des contraintes muséographiques et idéologiques qui le dépassent. Nous aborderons cette thématique à partir de l’analyse d’éléments très concrets de la muséographie (par exemple, les cartels), en les confrontant aux usages des publics dans toutes leurs diversités, notamment en situation de handicap. Voici quelques extraits de l’intervention de Andréa Boisadan et de Philippe Moreau, de Tactile Studio.

Morceaux choisis de l’intervention de Philippe Moreau, directeur de Tactile Studio :

« On trouvait regrettable que chaque objet soit destiné à un public, et finalement dialoguait peu avec les autres publics ».

« Il y a eu un travail de simplification, de stylisation des images, de synthèse des contenus qui étaient fait pour des publics éloignés et qui étaient au final intéressants pour tout le monde ! Pour le public comme vous et moi, pour un étranger de passage, etc. Ça s’appelle le “design universel« .

« Au Pavillon des Arts de l’Islam du Louvre, on avait beaucoup de contrainte au niveau de la scénographie : le lieu est très sombre, fond gris, pas d’éclairage, meubles noirs… »

Morceaux choisis de l’intervention d’Andréa Boisadan :

« Il faut avoir conscience du temps de l’exploration tactile : si dans un parcours il y a vingt stations tactiles, on se doute bien que la personne ne va pas faire les vingt stations dans la journée ».

« Je pense que le confort de visite peut être apporté par la multi-modalité, toujours dans la logique de la conception universelle. C’est-à-dire qu’on va mettre à la fois des éléments en volume, des éléments visuels, parfois on va ajouter de l’audio… ».

« Il faut définir en amont le message que l’on veut faire passer à travers nos stations tactiles. Plus le message est clair, plus la satisfaction du visiteur sera conséquente ».

« Pour réduire la fatigue et l’effort cognitif engendré par la découverte tactile, on travaille avec des concepteurs graphistes qui vont repenser l’objet, le simplifier, le retravailler, pour que tout soit appréhendable le plus rapidement possible ».

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